
Buongiorno Venezia! Bonjour Venise ! Venise est bien plus qu’une simple destination romantique. En effet, derrière ses canaux mythiques et ses gondoles se cache une histoire fascinante, intimement liée au commerce, à la mer… et à la gastronomie. Ainsi, partir à la découverte de l’histoire de Venise, c’est plonger dans mille ans de conquêtes, de traditions et de saveurs. Vous allez votre séjour à Venise.
Sommaire
Histoire de Venise
À l’origine, Venise naît au Ve siècle. En effet, les habitants fuient les invasions barbares et se réfugient dans les marais de la lagune. Peu à peu, ils construisent leurs habitations sur pilotis. Grâce à son emplacement unique, la ville devient rapidement un point stratégique. Ainsi, dès le IXe siècle, Venise s’impose comme une puissance maritime incontournable en Méditerranée. Par conséquent, elle développe un commerce florissant, notamment avec l’Orient.
Ensuite, Venise connaît son âge d’or entre le XIIIe et le XVe siècle. À cette époque, elle devient une république indépendante dirigée par le célèbre Doge. De plus, ses navires sillonnent les mers et rapportent épices, soieries, or et denrées rares. Par ailleurs, cette prospérité transforme profondément la ville. Ainsi, les palais somptueux du Grand Canal, la place Saint-Marc et le Palais des Doges témoignent encore aujourd’hui de cette richesse incomparable. Naturellement, ce commerce intense impacte directement la cuisine vénitienne. En effet, les épices venues d’Orient comme la cannelle, le safran ou le clou de girofle entrent dans les recettes traditionnelles. Par exemple, le célèbre risotto al nero di seppia (à l’encre de seiche) reflète parfaitement ce lien avec la mer. De même, les sarde in saor, sardines marinées aux oignons et vinaigre, racontent l’histoire des marins et de la conservation des aliments. Ainsi, chaque plat vénitien est un véritable fragment d’histoire. Cependant, à partir du XVIe siècle, Venise commence à perdre de son influence. En effet, les grandes routes commerciales se déplacent vers l’Atlantique après la découverte de l’Amérique.
Progressivement, la puissance vénitienne s’affaiblit. Finalement, en 1797, Napoléon met fin à la République de Venise. Par la suite, la ville passe sous domination autrichienne avant d’être rattachée à l’Italie en 1866. Aujourd’hui, Venise est un joyau du patrimoine mondial. Chaque année, des millions de voyageurs viennent admirer ses monuments, ses musées et participer à son célèbre carnaval. Mais surtout, Venise séduit aussi par sa gastronomie authentique. Ainsi, entre les cicchetti (tapas locales), les fruits de mer de la lagune et les desserts comme le tiramisu, la ville offre une expérience sensorielle unique. En résumé, Venise est une destination idéale pour les amateurs d’histoire, de romantisme et de gastronomie. Non seulement elle offre un décor exceptionnel, mais elle permet également de savourer une cuisine issue de siècles de commerce et de traditions. Ainsi, un voyage à Venise, c’est à la fois :
- explorer un passé glorieux,
- naviguer entre les palais,
- et déguster une cuisine unique au monde.

Comment se rendre à Venise depuis l’aéroport?
J’ai eu l’occasion de tester plusieurs transports pour aller de l’aéroport Marco Polo à Venise et inversement. Je vous partage mes retours dans l’ordre de préférence.
Arrivée à Venise en taxi bateau
Lors de mon séjour à Venise avec ma mère, je lui avais fait la surprise d’un transfert en taxi bateau. Après avoir récupéré nos bagages, nous nous rendons vers l’embarcadère. Très vite, le décor change : le béton laisse place à l’eau, et déjà, Venise se rapproche.
Nous montons à bord d’un magnifique taxi bateau en bois vernis, le moteur démarre doucement et nous quittons le quai. Ma mère reste dans la cabinet et je me mets à l’extérieur. Le vent frais me caresse le visage tandis que la lagune s’ouvre devant moi. Peu à peu, la ville apparaît à l’horizon, flottante et irréelle. Je regarde défiler les îlots, les maisons colorées, les petites barques amarrées, et j’ai l’impression d’entrer dans un tableau vivant.
En avançant sur l’eau, je me laisse porter par le rythme lent du trajet. Les bruits s’adoucissent, remplacés par le clapotis de la lagune. Puis, les premiers palais surgissent. Le Grand Canal se dévoile, majestueux, bordé de façades anciennes qui se reflètent dans l’eau verte. À cet instant précis, je comprends que Venise ne se visite pas : elle se vit.
Lorsque le taxi bateau s’arrête enfin près de mon hôtel en centre-ville, nous descendons presque à regret. Poser le pied sur le quai, valise à la main, donne le sentiment d’être arrivé dans un autre monde. Ce simple trajet depuis l’aéroport s’est transformé en une véritable introduction au voyage, une première immersion dans la magie vénitienne.


Prendre la navette aéroport – centre ville
Lors de mon dernier séjour à Venise, je suis arrivée en soirée. J’ai opté pour la navette aéroport centre-ville. L’arrêt de la navette se trouve juste au niveau de la sortie de l’aéroport. Le trajet coûte 10 euros par personne par trajet. Vous pouvez acheter votre ticket directement auprès du chauffeur. Vous déposez votre valise dans la soute à bagages et voyagerez confortablement assis dans un car climatisé / chauffé. Le trajet dure 30 min. La navette vous dépose à la place Piazzale Roma, à proximité des arrêts de bateaux bus ou Vaporetto et du tram.
Prendre le bus n°5
J’ai également eu l’occasion de tester le bus n°5 qui part de l’aéroport jusqu’à la place Piazzale Roma. Le trajet est plus long qu’avec la navette car il y a plusieurs arrêts sur la route. Comme tout bus, les places assises sont limités et vous gardez vos valises avec vous durant le trajet. Ce n’est pas mon moyen de transport préféré pour aller à Venise.
Les incontournables à faire durant votre séjour à Venise

Basilique Saint Marc
La Basilique Saint-Marc, située sur l’emblématique Place Saint-Marc, est sans conteste le monument le plus célèbre de Venise. Construite dès le IXᵉ siècle pour abriter les reliques de l’évangéliste Marc, elle incarne le prestige, la spiritualité et la puissance de la Sérénissime République. Dès que l’on approche de sa façade majestueuse, on est immédiatement frappé par la richesse de ses mosaïques dorées, qui scintillent sous la lumière de la lagune et racontent des siècles d’histoire. À l’intérieur, la magie opère encore davantage. En effet, la basilique est entièrement recouverte de mosaïques byzantines réalisées à partir de minuscules tesselles d’or, de verre et de pierres précieuses. Ainsi, chaque recoin raconte une scène sacrée, transformant l’édifice en un véritable livre d’images médiéval. L’ambiance y est unique : lumière tamisée, reflets d’or, parfum d’encens… une expérience presque mystique.
Par ailleurs, la Basilique Saint-Marc témoigne du passé prestigieux de Venise, car elle fut longtemps le sanctuaire du Doge, le cœur symbolique et politique de la ville. Les trésors ramenés d’Orient – comme la fameuse Pala d’Oro, un retable d’or incrusté de pierres et d’émaux – rappellent l’importance du commerce vénitien et les liens étroits entre Venise et Constantinople. Enfin, monter sur la terrasse de la basilique permet d’admirer de près les célèbres chevaux de Saint-Marc, copies des statues antiques rapportées au XIIIᵉ siècle, et d’offrir une vue imprenable sur la place la plus iconique de Venise.
Lorsque l’on pénètre dans la Basilique Saint-Marc de Venise, on lève naturellement les yeux vers les mosaïques dorées. Pourtant, c’est en regardant sous ses pieds que l’on découvre l’un des trésors les plus surprenants du monument : un sol en mosaïque de marbre ondulant, aussi beau qu’énigmatique. Contrairement à de nombreux édifices religieux, le sol de Saint-Marc n’est pas plat ; il semble bouger, respirer, presque vivre au rythme de la lagune. En effet, ce sol exceptionnel, datant pour la plupart des XIᵉ et XIIᵉ siècles, est composé de milliers de fragments de marbre coloré : rouge, blanc, vert, noir… assemblés pour former des motifs géométriques, floraux ou symboliques inspirés de l’art byzantin. Ainsi, on y retrouve des rosaces, des entrelacs, des vagues et même des représentations animales évoquant la connaissance médiévale.
Par ailleurs, le sol est volontairement irrégulier, conséquence directe de la nature mouvante du terrain vénitien. Les marbres ondulent, se soulèvent par endroits ou s’inclinent légèrement, créant cet effet étonnant de “surface vivante”. Cette instabilité rappelle que la basilique repose sur des milliers de pilotis en bois, posés sur la lagune depuis plus d’un millénaire. De plus, cette ondulation confère au lieu une atmosphère unique : on a l’impression de marcher sur un tapis de pierre flottant, reflet parfait de l’identité maritime de Venise. Ainsi, le sol de la Basilique Saint-Marc n’est pas seulement décoratif ; il est le témoin silencieux de l’histoire, des marées et du temps qui passe.
Je vous recommande vivement la visite de la basilique durant votre séjour à Venise.



🤔 Connaissez-vous le lien entre les chevaux en bronze de la basilique Saint Marc et Napoléon?
Le lien entre Napoléon Bonaparte et les chevaux en bronze de la Basilique Saint-Marc est l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire du monument. Lorsque Napoléon conquiert Venise en 1797, il ne se contente pas de mettre fin à la République : il s’approprie également plusieurs symboles majeurs de la ville, parmi lesquels les célèbres chevaux antiques. En effet, impressionné par le prestige artistique et historique de ces sculptures, Napoléon ordonne leur transfert à Paris. Ainsi, les quatre chevaux sont démontés de la façade de la basilique et transportés jusqu’en France, où ils sont installés au sommet de l’Arc de Triomphe du Carrousel, juste en face du Louvre. Pour l’Empereur, leur présence symbolise le triomphe militaire et culturel de son régime, tout comme ils avaient autrefois représenté la puissance de Venise.
Par ailleurs, leur départ provoque une véritable blessure symbolique pour les Vénitiens. Les chevaux, déjà rapportés de Constantinople en 1204, avaient toujours incarné la grandeur de la Sérénissime. Leur confiscation par Napoléon marque donc la fin d’une époque et la perte d’un emblème identitaire. Ce n’est qu’en 1815, après la chute de l’Empire et le Congrès de Vienne, que les chevaux sont finalement restitués à Venise. Ils retrouvent leur place sur la façade de la basilique, tandis que Paris conserve des copies sur l’Arc du Carrousel. Depuis, les originaux sont exposés à l’intérieur du musée de la basilique afin d’être protégés. Ainsi, le lien entre Napoléon et les chevaux en bronze est celui d’un aller-retour historique : une conquête impériale suivie d’un retour triomphal à Venise.
Tour de l’horloge de la place Saint Marc
Située à l’entrée de la Place Saint-Marc, la Tour de l’Horloge – ou Torre dell’Orologio – est l’un des monuments les plus fascinants de Venise. Construite à la fin du XVe siècle, elle combine ingénierie, astrologie et art vénitien dans un ensemble spectaculaire qui attire immédiatement le regard.
Grâce à son imposant cadran bleu et or, elle annonce à la fois l’heure, les phases de la lune et le signe astrologique, reflétant la vision cosmique de la Renaissance. En effet, cette horloge monumentale n’avait pas seulement une fonction pratique : elle devait également montrer au monde la puissance technologique et maritime de la Sérénissime. Comme la tour donne directement sur la via Merceria, l’axe commercial le plus important de Venise, elle accueillait les marchands arrivant de toute l’Europe avec un symbole éclatant de précision et de richesse.
Par ailleurs, l’horloge est surmontée des célèbres “Mori”, deux automates en bronze qui frappent la cloche toutes les heures. Ces figures sombres, l’une jeune et l’autre vieillie, représentent le passage du temps et marquent le rythme de la place depuis plus de cinq siècles. Lors des grandes fêtes religieuses, un mécanisme intérieur fait apparaître les Trois Rois Mages et l’ange sur une plateforme tournante, un spectacle extraordinaire encore visible aujourd’hui. L’intérieur de la tour, entièrement restauré, révèle l’ingéniosité des horlogers vénitiens, avec ses engrenages, ses ressorts et son système mécanique d’origine soigneusement préservé.

Palais des doges
Le Palais des Doges, ou Palazzo Ducale, est sans doute l’un des monuments les plus emblématiques de Venise. Situé sur la Place Saint-Marc, juste à côté de la basilique, il incarne à lui seul toute la puissance, la sophistication et la singularité de la République de Venise. Dès que l’on approche de sa façade en marbre rose et blanc, on comprend immédiatement pourquoi ce palais fascine les voyageurs depuis des siècles.

En effet, le Palais des Doges n’était pas seulement la résidence du doge, le dirigeant de la République : il abritait également le gouvernement, les tribunaux, les salles du Conseil et même les prisons. Il s’agit donc d’un véritable centre névralgique de la vie politique vénitienne, où se prenaient les décisions qui allaient influencer le commerce, la diplomatie et la puissance maritime de Venise.
En pénétrant à l’intérieur, on découvre un dédale de salles majestueuses ornées de fresques grandioses, de dorures et de peintures signées par les plus grands artistes vénitiens, dont Titien, Tintoret et Véronèse. Parmi les pièces incontournables, la Salle du Grand Conseil impressionne par sa taille colossale, accueillant l’une des plus grandes toiles du monde : Le Paradis de Tintoret, un chef-d’œuvre qui domine la salle de ses dimensions monumentales.



Par ailleurs, la visite mène au légendaire Pont des Soupirs, qui relie le palais aux anciennes prisons. Ce passage, si romantique aujourd’hui, avait autrefois une atmosphère bien plus sombre : c’est ici que les prisonniers jetaient un dernier regard sur la lagune avant d’être enfermés. Ce contraste entre splendeur politique et austérité punitive reflète parfaitement la complexité de la Sérénissime.

En conclusion, le Palais des Doges est un témoignage exceptionnel du génie architectural vénitien, mêlant gothique, Renaissance et influences byzantines. Son architecture légère, presque flottante, rappelle sans cesse que Venise est une ville née de l’eau et façonnée par la volonté de ses habitants.
Pont Rialto
Le Pont du Rialto est bien plus qu’un simple passage d’une rive à l’autre : c’est l’un des symboles les plus puissants de Venise. Lorsqu’on s’en approche, la première chose qui frappe est sa silhouette élégante, arc de pierre qui semble flotter au-dessus du Grand Canal, comme un trait d’union entre histoire, commerce et vie quotidienne. Construit à la fin du XVIᵉ siècle, il fut longtemps le seul pont permettant de traverser le canal, ce qui en fit le cœur battant de la ville.
En s’aventurant sur ses marches, on ressent immédiatement cette effervescence unique. Les petites boutiques alignées sur le pont vendent bijoux, verre de Murano et souvenirs colorés, rappelant qu’ici, depuis le Moyen Âge, se tenaient des échoppes de marchands venus de toute l’Europe. Le Rialto était le centre commercial par excellence, où se négociaient épices, soie, métaux précieux et produits venus de l’Orient. Aujourd’hui encore, cette tradition de commerce se perpétue dans une atmosphère vibrante et chaleureuse.
De plus, depuis le sommet du pont, la vue sur le Grand Canal est tout simplement magique : les vaporetti filent, les gondoles se croisent, les palais de marbre se reflètent dans l’eau verte… Un décor digne d’un tableau vivant qui change de lumière selon les heures du jour. Au coucher du soleil, le pont devient l’un des lieux les plus romantiques de Venise.
Ainsi, le Pont du Rialto n’est pas seulement un chef-d’œuvre d’ingénierie ; il est aussi un lieu de vie, d’échanges et d’émotions. Traverser ce pont, c’est marcher dans les pas des marchands, des voyageurs et des Vénitiens qui ont façonné l’histoire de la Sérénissime.


Marché du Rialto
Dès les premières lueurs du matin, le marché du Rialto s’éveille comme un théâtre à ciel ouvert. Le bruit des barques qui accostent, les appels des marchands et les parfums de fruits frais se mélangent dans une atmosphère vibrante. Ici, au cœur du quartier le plus ancien de Venise, on découvre un marché qui bat au même rythme que la lagune depuis plus de mille ans.
À mesure que l’on s’avance entre les étals, les couleurs éclatantes des légumes, les paniers d’agrumes et les bouquets d’herbes aromatiques racontent une autre Venise : celle des traditions culinaires, des pêcheurs qui arrivent à l’aube et des recettes familiales soigneusement transmises. Un peu plus loin, le marché au poisson dévoile ses trésors de la mer Adriatique — seiches, dorades, sardines et crevettes — fraîchement sorties de l’eau. Marcher au Rialto, c’est ainsi traverser un lieu authentique où Venise ne joue pas un rôle : elle vit, elle respire, elle se raconte.



Croisière en vaporetto
Prendre un vaporetto pour découvrir Venise, c’est embarquer dans une véritable croisière urbaine au cœur de la Sérénissime. Dès que le bateau quitte l’embarcadère, la ville se dévoile sous un angle unique : façades colorées, palais qui semblent surgir de l’eau, ponts élégants et canaux qui s’entrelacent comme un labyrinthe flottant. Contrairement à une gondole, le vaporetto offre une vue panoramique et mouvementée, parfaite pour admirer Venise dans toute sa diversité.
En effet, en longeant le Grand Canal, on a le sentiment de traverser un musée à ciel ouvert. Les vaporetti glissent devant les palais gothiques, les églises baroques et les maisons de marchands qui ont fait la gloire de la République. Chaque arrêt révèle un quartier différent : San Marco et ses monuments, Dorsoduro et ses galeries d’art, Cannaregio plus calme et authentique. Ainsi, le vaporetto devient une véritable invitation au voyage, où chaque virage raconte une nouvelle histoire.
Par ailleurs, cette croisière du quotidien permet de partager la vie des Vénitiens. On y croise des étudiants, des travailleurs, des familles avec leurs courses, rappelant que le vaporetto n’est pas seulement un moyen de transport : c’est le fil invisible qui relie toutes les îles de la lagune. Naviguer entre les stations, c’est donc comprendre la ville dans sa réalité, loin des clichés.
Enfin, au coucher du soleil, la magie est totale. La lumière dorée se reflète sur l’eau, les façades prennent une teinte chaude et le bateau avance lentement tandis que la lagune s’apaise. Une simple traversée se transforme alors en une croisière inoubliable, capable de capturer l’essence même de Venise : la beauté, la lenteur, et le lien profond entre la ville et son eau.
💡 Si vous avez moins de 29 ans, il est possible d’avoir une remise importante sur votre pass vaporetto. Il vous suffit de vous rendre au préalable à un guichet avec une pièce d’identité et d’acheter une carte jeune à 6 euros (valable 1 an).




🤔 Venise est-elle menacée avec la montée des eaux?
Oui, Venise est bel et bien menacée par la montée des eaux, une situation devenue l’un des enjeux majeurs pour l’avenir de la ville. La cité des Doges est construite sur une centaine d’îles dans une lagune basse, ce qui la rend particulièrement vulnérable aux inondations — les célèbres acqua alta — qui se produisent régulièrement, notamment en automne et en hiver.
Ces phénomènes deviennent plus fréquents et intenses en raison de la montée du niveau de la mer liée au réchauffement climatique, combinée à l’enfoncement progressif des sols sous la ville et de fortes tempêtes. En effet, Venise s’est déjà affaissée de plusieurs dizaines de centimètres au cours du dernier siècle, et les projections scientifiques estiment que le niveau de la mer pourrait augmenter encore de manière significative d’ici la fin du siècle, ce qui accroîtrait les risques d’inondation et de submersion pour une grande partie de la ville.
Cela dit, Venise n’est pas “en train de disparaître” immédiatement dans l’eau, mais la menace est réelle et croissante, notamment si les effets du changement climatique ne sont pas mieux contrôlés à l’échelle mondiale.
Venise lutte contre la montée des eaux grâce à plusieurs mesures complémentaires :
- Tout d’abord, le système MOSE, composé de barrières mobiles installées aux entrées de la lagune, protège la ville en bloquant temporairement l’arrivée des grandes marées.
- Ensuite, un système de prévision et d’alerte informe la population des risques d’inondation pour mieux s’y préparer.
- La ville utilise également des pompes et un réseau de drainage pour évacuer rapidement l’eau accumulée lors des petites inondations.
- Par ailleurs, de nombreux bâtiments ont été renforcés avec des portes étanches et des installations surélevées pour limiter les dégâts.
- Enfin, des campagnes de sensibilisation et des mesures préventives locales complètent ce dispositif pour préserver Venise face au changement climatique.

Photo : Les digues mobiles du projet MOSE, en novembre 2014, à Venise. VINCENZO PINTO / AFP
Arsenal de Venise
Peu connu des touristes, l’arsenal de Venise est l’un des symboles les plus emblématiques de la puissance et de l’ingéniosité de la Sérénissime République. Fondé au début du XIIe siècle, cet immense complexe naval a joué un rôle crucial dans l’essor économique et militaire de Venise pendant plusieurs siècles.
Situé à l’entrée de la lagune, l’Arsenal était bien plus qu’un simple chantier naval. En effet, c’était une véritable usine, un centre de production industrielle avant l’heure, où l’on construisait, réparait et équipait des galères et des navires de guerre. Grâce à son organisation innovante, capable d’assembler un navire en un temps record, Venise pouvait maintenir sa flotte à la pointe de la technologie maritime. Par ailleurs, l’Arsenal n’était pas seulement un lieu de construction navale, mais aussi un centre stratégique. Il abritait des arsenaux d’armes, des cales sèches, des ateliers d’artisans spécialisés, et était strictement contrôlé par l’État. L’accès y était limité aux seuls artisans et soldats autorisés, soulignant son importance capitale.
De nos jours, bien que son activité maritime ait diminué, l’Arsenal de Venise reste un site historique majeur. Certaines parties sont ouvertes au public, notamment lors de la Biennale de Venise, où l’Arsenal accueille des expositions artistiques dans un cadre chargé d’histoire.


Institut des Sciences, des Lettres et des Arts de Venise
L’Institut des Sciences, des Lettres et des Arts de Venise, ou Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti, est l’un des lieux les plus prestigieux de la vie intellectuelle italienne. Installé dans le somptueux Palazzo Loredan, au cœur du quartier de San Marco, il perpétue depuis le XIXᵉ siècle une tradition de recherche, de débat et d’innovation qui fait écho à l’héritage humaniste de la République de Venise.
En effet, l’Institut fut fondé en 1810 par Napoléon, dans un souci de modernisation et d’organisation culturelle du territoire. Il s’agissait alors d’un pôle scientifique et littéraire destiné à rivaliser avec les grandes académies européennes. Aujourd’hui, il réunit toujours chercheurs, écrivains, scientifiques et artistes pour des conférences, colloques et projets de recherche de haut niveau.
En pénétrant dans les salons du palais, on est immédiatement frappé par l’élégance du lieu : fresques, bustes de marbre, bibliothèques anciennes et galeries lumineuses témoignent d’un passé prestigieux. Les collections conservées par l’Institut sont également remarquables : manuscrits rares, archives scientifiques, instruments anciens et œuvres d’art composent un patrimoine unique, passionnant pour les amateurs d’histoire et de culture.
Par ailleurs, l’Institut poursuit une mission essentielle : diffuser le savoir. Il organise régulièrement des événements ouverts au public, permettant aux visiteurs de découvrir Venise sous un angle plus intellectuel et contemporain. Ainsi, au-delà des palais, des canaux et des églises, l’Institut incarne une Venise savante, créative, tournée vers la recherche et l’avenir. Cet institut a été une belle découverte lors de mon séjour à Venise hors des endroits touristiques.



Se perdre dans les ruelles de Venise
Si vous souhaitez découvrir la vraie Venise, celle que les Vénitiens chérissent loin des foules, alors offrez-vous le plus beau des conseils : perdez-vous volontairement dans ses ruelles. En quittant les itinéraires touristiques, vous entrerez dans une ville plus intime, plus silencieuse, où chaque calle étroite révèle une histoire, une odeur de cuisine locale ou le reflet d’un pont caché. Ainsi, en marchant sans but précis, vous découvrirez des quartiers authentiques comme Cannaregio, Castello ou Santa Croce, où la vie quotidienne se déroule au rythme des marchés, des enfants qui jouent et des conversations sur les pas-de-porte.
Loin du tumulte de la Place Saint-Marc, Venise se dévoile alors comme une cité habitée, chaleureuse, presque secrète. Une porte entrouverte laisse entendre une mélodie, un linge suspendu flotte au-dessus d’un canal, un chat traverse une petite place oubliée… C’est dans ces instants simples que naît la magie de votre séjour à Venise. Alors n’hésitez pas : rangez votre carte ou le GPS de votre téléphone, laissez-vous guider par votre curiosité, et vous reviendrez avec les plus belles découvertes, celles que l’on ne trouve dans aucun guide mais que l’on garde longtemps en mémoire 😉.





Eglise San Barnaba
Je ne connaissais pas le nom de cette église avant d’arriver devant pourtant elle était dans le top 3 des choses que je voulais absolument faire à Venise. Tout cela à cause de (ou grâce à?) d’Indiana Jones et la dernière croisade avec Harrison Ford ❤️. Attention spoiler : Il n’a a pas de bibliothèque ni de X au sol. Bien qu’ils y ait une crypte sous l’église, la tombe du chevalier ne s’y trouve pas. J’ai tout de même pris un Spritz sur la terrasse du café qui se trouve en face de l’église 😂.

🤔 Qu’est-ce que le Spritz apéro?
Le Spritz Aperol est un cocktail pétillant et rafraîchissant originaire du Veneto. Né au début du XXᵉ siècle, il trouve ses racines dans la tradition autrichienne d’allonger le vin avec de l’eau gazeuse, avant qu’Aperol ne soit ajouté dans les années 1910 pour créer ce goût unique et vibrant. Composé d’un mélange équilibré d’Aperol, de prosecco et d’eau gazeuse, agrémenté d’une tranche d’orange, il séduit par sa douceur subtile et sa légère amertume.
Le Spritz Aperol est plutôt un cocktail léger en alcool. Avec environ 8 à 11 % d’alcool selon la recette et la quantité utilisée, il est moins fort qu’un verre de vin ou qu’un cocktail classique à base de spiritueux. Cette faible teneur en alcool en fait une boisson idéale pour un apéritif rafraîchissant, à savourer tranquillement sans risque d’être trop enivré.
Où bien manger durant votre séjour à Venise?
À Venise, bien manger ne se résume pas à éviter les pièges à touristes : c’est une véritable quête de saveurs. Entre cicchetti gourmands, recettes de la lagune et adresses cachées, la Sérénissime se déguste autant qu’elle se visite. Et si le plus beau voyage à Venise commençait… dans l’assiette ?
| Avis | Prix | Allergènes |
| ❤️❤️❤️ | € | – |
Au cœur de Venise, Farini s’est rapidement imposée comme une boulangerie incontournable pour les amateurs de pain et de pâtisseries artisanales. Alliant savoir-faire traditionnel et créativité moderne, cette adresse ravit aussi bien les locaux que les voyageurs en quête de saveurs authentiques. Dès l’ouverture, l’odeur du pain frais, des focaccias croustillantes et des douceurs sucrées invite à la dégustation.
Farini privilégie des ingrédients de qualité, souvent issus de productions locales, ce qui garantit un goût exceptionnel et une fraîcheur irréprochable. Par ailleurs, cette boulangerie ne se contente pas du pain classique : elle propose également une large gamme de produits typiques vénitiens, parfaits pour une pause gourmande ou un pique-nique lors de la visite de la ville. Ainsi, entre la focaccia à la romarin, les biscotti croquants ou les brioches moelleuses, chaque visiteur trouve son bonheur.


| Avis | Prix | Allergène | Menu |
| ❤️❤️🩶 | € | Lactose free – Végétarien | Lien |
Impossible de parler d’apéritif en Italie dans sans évoquer le Spritz Apérol. C’est ma boisson du séjour à Venise. Nous sommes allées à la Terrazza Aperol, l’un des spots les plus emblématiques pour savourer un spritz en décembre y compris en décembre!
Avis : C’est bon. J’ai profité de l’offre Spritz Apérol accompagné avec 2 Cicchetti pour 14€.

Cicchetti – Italian delicatessen
Nous avons fait une petite pause gourmande dans le bar à cicchetti de l’hôtel CHC Continental. Il y a du choix. Les prix des cicchettis sont entre 2 et 3 euros. Ce qui est très raisonnable compte tenu de la qualité des produits.
Avis : C’est bon. J’ai adoré celui à la sardine frite et ma nièce, celui à la mortadelle et burrata. Nous n’avons pas pû résister à la tentation de reprendre une assiette de jambon fumé et burrata.

🤔 Qu’est-ce que les Cicchettis?
Ce sont des petites bouchées typiques qui font partie intégrante de la culture culinaire locale. Servis dans les bacari — des petits bars traditionnels — les cicchetti ressemblent un peu aux tapas espagnols : ils sont parfaits pour une pause gourmande, rapide et conviviale. Ces amuse-bouches se déclinent en une multitude de variantes, allant des tranches de pain garnies de poisson frais ou mariné, aux boulettes de viande, en passant par des mini brochettes de légumes, sans oublier les fruits de mer et les fromages locaux. Accompagnés d’un verre de vin régional ou d’un fameux spritz, les cicchetti permettent de découvrir la richesse des saveurs vénitiennes dans une ambiance décontractée. Que ce soit pour un déjeuner léger ou un apéritif entre amis, déguster des cicchetti dans une délicatesse italienne authentique à Venise est une expérience incontournable pour s’imprégner pleinement de l’art de vivre local durant votre séjour à Venise.
Réputée pour son savoir-faire chocolatier italien, la maison Venchi propose des glaces artisanales aux saveurs intenses, élaborées à partir d’ingrédients de qualité et de recettes parfaitement maîtrisées. Sorbets fruités, crèmes onctueuses, pistache, noisette ou chocolat fondant : chaque bouchée est un pur moment de plaisir.
Avis : C’est très bon. Je prends à chaque fois le même parfum de glace : pistache. Vous trouverez également un stand Venchi à l’aéroport Marco Polo.

🤔 Le saviez-vous?
La glace italienne, le célèbre gelato, est le fruit d’un savoir-faire ancestral. Dès la Renaissance, les Italiens perfectionnent les techniques de conservation du froid et de mélange des ingrédients. Contrairement à la glace industrielle, le gelato se distingue par une texture plus dense, moins d’air, moins de matières grasses et des saveurs plus intenses. Chaque gelateria artisanale défend ses recettes, souvent transmises de génération en génération.
| Avis | Prix | Allergène |
| ❤️❤️🩶 | € | Végétarien |
Pizza 1000 Gourmet s’impose comme une adresse incontournable pour les amateurs de pizza de qualité à Venise. Ici, la pizza devient une véritable expérience gastronomique : pâte longuement fermentée, ingrédients soigneusement sélectionnés et associations créatives font toute la différence. Chaque part se distingue par sa légèreté, son croustillant et ses saveurs parfaitement équilibrées.
Avis : C’est bon. La pâte à pizza est bien levée et disgeste.

| Avis | Prix | Allergènes |
| ❤️❤️🩶 | €€ | Lactose free – végétarien |
Restaurant traditionnel vénitien installé au sein de l’hôtel Mgallery Papadopoli, le Giardino d’Inverno est une adresse raffinée où l’on s’accorde une pause hors du temps. Baigné de lumière grâce à sa verrière élégante, ce jardin d’hiver offre une atmosphère feutrée et apaisante, idéale pour échapper à l’effervescence vénitienne.
Avis : C’est bon. C’est bien pratique après une grosse journée à flâner dans les ruelles de Venise de pourquoi bien manger sans avoir à quitter l’hôtel.

| Avis | Prix | Allergènes | Menu |
| ❤️❤️❤️ | €€ | Gluten free – lactose free – végétarien | Lien |
Nichée dans le quartier authentique de Cannaregio, La Lanterna da Gas est l’une de ces adresses où l’on se sent immédiatement à la maison. Loin des restaurants trop touristiques, cette trattoria traditionnelle vénitienne séduit par son atmosphère conviviale, ses murs chargés de souvenirs et l’accueil chaleureux réservé aux habitués comme aux voyageurs curieux. À table, la cuisine est simple, généreuse et profondément ancrée dans les traditions locales. On y retrouve les grands classiques de la gastronomie vénitienne : pâtes fraîches, plats à base de poisson de la lagune, recettes familiales transmises de génération en génération. Les portions sont généreuses, les produits de qualité, et chaque assiette raconte l’histoire d’une Venise populaire et sincère.
Avis : C’est très bon. Nous y avons mangé notre meilleur buratta jambon fumé du séjour.

Restaurante pizzeria Dolfin
| Avis | Prix | Allergènes |
| ❤️❤️🩶 | €€ | Gluten free – lactose free – végétarien |
Le restaurant est à l’écart des zones très touristiques, il est simple et sans prétention. Vous y trouverez des plats gourmands et généreux. Ma nièce y a mangé les meilleurs pâtes carbo du séjour à Venise.
Avis : C’est bon. Il offre un bon rapport qualité prix. Nous y sommes allés 2 fois durant notre dernier séjour.

| Avis | Prix | Allergènes | Menu |
| ❤️❤️🩶 | €€ | Gluten free – lactose free – végétarien | Lien |
Située dans le quartier de Santa Croce, à deux pas de Piazzale Roma, Km0 Venezia Osteria est une adresse idéale pour savourer une cuisine italienne traditionnelle dans un cadre charmant face au canal Rio Novo. Fidèle à son nom (km0 signifiant « produits locaux à kilomètre zéro »), cette osteria mise sur des ingrédients frais et de saison, provenant autant que possible de producteurs proches, pour offrir des plats généreux et authentiques.
Avis : C’est bon. Je me suis régalée des pâtes aux fruits de mer.

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Visiter l’île de Murano
En flânant dans les ruelles paisibles de Murano, juste au large de Venise, on découvre bien plus qu’une simple île. En effet, Murano est le berceau d’un savoir-faire exceptionnel : le verre soufflé, un art ancestral transmis de génération en génération. Dès le XIIIe siècle, cette île est devenue le refuge des maîtres verriers vénitiens, déplacés pour éviter les incendies à Venise. Par conséquent, Murano s’est forgée une réputation mondiale grâce à ses créations uniques, mêlant technique et créativité. Aujourd’hui encore, en visitant ses ateliers, on peut admirer le geste précis des artisans qui, avec un souffle maîtrisé et un tourbillon de couleurs, donnent vie à des pièces d’une finesse incroyable. Ainsi, Murano ne se contente pas d’être une étape touristique incontournable, elle incarne également la tradition vivante du verre de Murano, une véritable œuvre d’art qui fascine et émerveille tous les visiteurs.
💡 Pour éviter la foule, je vous conseille d’y arriver tôt le matin.




L’atelier Wave Murano Glass accueille régulièrement les visiteurs curieux, leur offrant l’occasion rare d’observer les souffleurs de verre à l’œuvre, transformant le verre en fusion en véritables chefs-d’œuvre. Cette immersion permet de mieux comprendre l’exigence et la passion qui animent Wave Murano Glass. Ainsi, que vous soyez collectionneur, amateur d’art ou simple voyageur, une visite à l’atelier Wave Murano Glass est une étape incontournable pour saisir toute la magie et l’élégance du verre de Murano.
💡 La visite est gratuite.


🤔 Connaissez-vous le lien entre Murano et le château de Versailles?
Le prestigieux verre de Murano a joué un rôle clé dans l’histoire du château de Versailles. En effet, au XVIIᵉ siècle, la France de Louis XIV rêve de rivaliser avec le luxe italien, alors considéré comme le plus raffiné d’Europe. Or, à cette époque, Venise et l’île de Murano détiennent le secret absolu de la fabrication des miroirs. Jusqu’alors, la France devait importer ses miroirs depuis Murano, ce qui coûtait une fortune. Cependant, lorsque Louis XIV décide de construire la célèbre Galerie des Glaces de Versailles, le besoin devient immense : il faut des centaines de miroirs parfaitement réalisés.
Ainsi, pour briser le monopole vénitien, le roi entreprend une action audacieuse. En secret, il fait venir à Paris plusieurs maîtres verriers de Murano, leur promettant fortune et protection. Pourtant, cette trahison est extrêmement dangereuse, car Venise interdit formellement à ses artisans de révéler leurs techniques. Selon la légende, certains verriers auraient fui Murano de nuit, poursuivis par des agents de la République de Venise. De plus, certains auraient mystérieusement disparu après leur départ. Ainsi, le verre devient une véritable affaire d’État mêlant espionnage, art et pouvoir.
Grâce à ces artisans, la France parvient finalement à produire ses propres miroirs dans la Manufacture royale des glaces, l’ancêtre de l’actuelle entreprise Saint-Gobain. Par conséquent, même si les miroirs de la Galerie des Glaces sont français, leur origine technique reste profondément liée à Murano. Ainsi, aujourd’hui encore, cette anecdote symbolise la confrontation entre deux grandes puissances artistiques : l’Italie verrière et la France royale. En définitive, cette anecdote montre à quel point le verre de Murano dépassait le simple artisanat. Il représentait un enjeu stratégique, économique et politique majeur. Ainsi, entre Murano et Versailles, un lien secret s’est tissé à travers la lumière, le verre… et l’ambition des rois.
Eglise St Piedro Martire
Située sur l’île de Murano, l’Église San Pietro Martire est un lieu chargé d’histoire et de spiritualité, souvent méconnu des visiteurs qui se concentrent sur la verrerie. Pourtant, cette église, fondée au XIVe siècle par les Dominicains, offre un témoignage précieux du patrimoine religieux et artistique de la lagune de Venise. Dès l’entrée, on est frappé par l’architecture gothique sobre mais élégante, typique de cette période. À l’intérieur, l’église abrite plusieurs œuvres d’art remarquables :
- Des peintures de grands maîtres vénitiens tels que Giovanni Bellini et Palma le Jeune. Ces œuvres racontent des scènes bibliques qui invitent à la méditation et à la découverte.
- Une dizaine de lustres en verre Murano

Ramener un souvenir en verre de Murano
Vous serez tenté de ramener un souvenir en verre de Murano durant votre séjour à Venise. Entre les galeries d’art, les boutiques de créateurs, les boutiques de souvenir à touriste, le choix ne manque pas. Vous ne saurez plus où donner de la tête.
🤔 Comment distinguer le vrai verre de Murano d’un verre Made in China?
À Venise, distinguer le vrai verre de Murano d’un simple verre Made in China est essentiel pour éviter les mauvaises surprises, car, en effet, les copies sont aujourd’hui omniprésentes dans les boutiques touristiques.
- Tout d’abord, le seul critère réellement fiable reste la présence du label officiel “Vetro Artistico Murano®”, accompagné d’un numéro d’identification et d’un certificat d’authenticité, sans lesquels aucune origine muranaise ne peut être juridiquement garantie. Le label garantie légalement que l’objet est produit sur l’île de Murano, selon des techniques traditionnelles et dans un atelier agréé. Pour compléxifier le tout, être “verrier à Murano” ne signifie pas automatiquement être adhérent au label ; certains ateliers historiques ou artisans refusent ou n’ont jamais adhéré au consortium, tout en produisant « du vrai verre de Murano ».
- Ensuite, le prix constitue un excellent indicateur : un véritable objet de Murano étant soufflé à la main sur l’île, son coût est forcément plus élevé qu’une production industrielle asiatique vendue à bas prix.
- De plus, à l’observation, le vrai verre de Murano présente souvent de légères bulles, une asymétrie subtile et des couleurs profondes, tandis que le verre chinois est parfaitement lisse, symétrique et standardisé.
En revanche, les mentions telles que “style Murano” ou “inspiré de Murano” doivent immédiatement alerter, car elles signalent presque toujours une imitation. Ainsi, pour un souvenir authentique lors de votre séjour à Venise, privilégiez les ateliers de Murano, demandez systématiquement le certificat et méfiez-vous des offres trop attractives, car, comme souvent, un prix trop bas cache une fausse origine.

Où manger à Murano?
Ristorante Da Tanduo
| Avis | Prix | Allergènes |
| ❤️❤️🩶 | € | Lactose free |
Notre choix se porte sur le restaurant familiale Da Tanduo, niché au cœur de cette île emblématique. Le restaurant propose des produits locaux grâce à sa cuisine italienne traditionnelle revisitée avec finesse et créativité.
Avis : C’est bon. Vous trouverez forcément votre bonheur dans le large choix de cicchettis.


Restaurant Ai Piantaleoni
| Avis | Prix | Allergènes |
| ❤️❤️❤️ | €€ | Gluten free – Lactose free |
Le Restaurant Ai Piantaleoni se distingue comme une adresse incontournable pour les gourmets en quête d’authenticité. Connu pour sa cuisine vénitienne traditionnelle, cet établissement familial propose un menu riche en saveurs, mettant en valeur les produits locaux et la fraîcheur des ingrédients.
Avis : C’est bon. Ne passez pas à côté de leur belle terrasse ensoleillée pour boire un coup et grignoter des calamars frits.


Visiter l’île de Burano
Perchée dans la lagune de Venise, l’île de Burano est célèbre pour son charme pittoresque et ses façades éclatantes aux couleurs vives. Dès le débarquement, on est immédiatement séduit par cette explosion de teintes : rouges, jaunes, bleus, verts… Chaque maison semble peinte pour raconter une histoire, une tradition ou simplement égayer la vie des habitants face à l’eau.
Mais Burano, ce n’est pas seulement un festival de couleurs. C’est aussi le berceau de la dentelle vénitienne. Depuis le XVIᵉ siècle, les artisans de Burano perpétuent un savoir-faire exceptionnel en fabriquant à la main des dentelles d’une finesse et d’une beauté remarquables. En flânant dans les ruelles étroites, on croise des pêcheurs, des artistes et des familles, vivant au rythme apaisé de l’île. Le petit port, animé par les barques colorées, invite à la contemplation et aux photographies inoubliables.
Enfin, Burano est une invitation à la lenteur et à la découverte : loin des foules, l’île offre une atmosphère douce et authentique, idéale pour ceux qui cherchent à ressentir la Sérénissime autrement.




🤔 Pourquoi les maisons de Burano sont-elles toutes colorées?
Les maisons de Burano sont colorées principalement pour aider les pêcheurs à retrouver leur domicile dans le brouillard fréquent de la lagune de Venise. Chaque maison est peinte avec une couleur vive et distincte, ce qui facilite leur repérage depuis la mer. Cette tradition, née de la nécessité pratique, est aujourd’hui protégée par la mairie qui régule les teintes utilisées afin de préserver l’identité unique et l’harmonie visuelle de l’île. Au fil du temps, ces façades colorées sont devenues un symbole de fierté locale et une attraction touristique majeure, renforçant le charme pittoresque de Burano.
Où dormir durant votre séjour à Venise?
J’ai privilégié un hébergement dans Venise même pour pouvoir tout faire à pied et éviter les allers-retours en bâteaux. J’ai ôté pour un hôtel de la collection MGallery, situé en plein cœur de Venise, dans le quartier Santa Croce. L’hôtel est installé dans un bâtiment historique, ancien palais vénitien, et combine charme d’époque et confort moderne. Toutes les chambres sont décorées dans un style élégant mêlant influences vénitiennes classiques et touches contemporaines. Certaines offrent des vues sur le canal Tolentini ou sur les jardins Papadopoli.
Les plus de l’hôtel :
- Localisation idéale : à proximité immédiate de la gare (Venezia Santa Lucia), de bus et navettes directes pour l’aéroport et de l’entrée de la ville (Piazzale Roma / pont de la Constitution), ce qui le rend très pratique pour arriver ou repartir.
- Cadre et décors vénitien : Lustres en verre de Murano, miroirs vénitiens, décoration raffinée, le tout dans un palais ancien — un vrai “plongeon” dans l’atmosphère de Venise.



Conclusion du séjour à Venise
À la fin d’un séjour à Venise, on repart toujours avec l’impression d’avoir vécu une parenthèse enchantée. Entre les palais majestueux qui se reflètent dans les canaux, les ruelles secrètes où l’on se perd volontairement, et les marchés animés du Rialto, la Sérénissime se révèle à la fois mystérieuse, élégante et profondément vivante. Chaque promenade, chaque pont traversé, chaque vaporetto emprunté raconte une nouvelle facette de la ville.
Mais Venise ne se découvre pas seulement avec les yeux : elle se savoure aussi avec le palais. Grâce à sa gastronomie unique, la ville dévoile une autre part de son âme. Les cicchetti dégustés dans un bàcaro, les sarde in saor, les pâtes aux fruits de mer, les bigoli in salsa, ou encore un simple spritz partagé en terrasse au coucher du soleil deviennent autant de souvenirs sensoriels qui marquent durablement le voyage. Dans les îles, on goûte aux biscuits de Burano, aux fruits de mer frais de la lagune, au vin doux de Torcello… Autant de plaisirs simples mais authentiques qui racontent la Venise des Vénitiens.
Ainsi, Venise ne se contente pas d’être admirée : elle se vit, se sent et se goûte. On en repart le cœur rempli, la tête pleine d’images et le ventre encore éveillé par les saveurs de la lagune. Et c’est peut-être là sa plus grande magie : laisser en chacun de nous une empreinte indélébile et l’envie irrésistible d’y revenir, pour explorer encore ses trésors… et savourer de nouvelles merveilles culinaires.
