
¡Hola Bilbao! Bonjour Bilbao! Située au nord de l’Espagne, au cœur du Pays basque, Bilbao se trouve dans une vallée entourée de montagnes. Ville cosmopolite et dynamique, elle mélange tradition basque et la modernité. Elle est réputée pour sa gastronomie composée de pintxos (tapas basques), fruits de mer, et ses restaurants étoilés. Elle est également connue pour son musée Musée Guggenheim. Bien que Bilbao affiche un taux de visiteurs annuel en hausse de +10% par an, Bilbao ne fait pas partie du top 10 des villes les plus visitées d’Espagne. C’est le bon moment pour passer un weekend là bas. Vous ne regretterez pas votre séjour à Bilbao.
Sommaire
La vieille ville
Le Casco Viejo, ou vieille ville de Bilbao, est un incontournable pour tout séjour à Bilbao réussi. Fondé au XIVe siècle, ce quartier historique est le berceau de la ville, avec ses ruelles médiévales et pittoresques, ses places animées et ses bâtiments typiques de l’architecture basque traditionnelle. Souvent appelé “les Sept Rues”, le Casco Viejo offre une atmosphère unique où se mêlent histoire, culture et vie locale.
Lors de votre séjour à Bilbao, ne manquez pas de flâner dans ses rues étroites, de goûter aux fameux pintxos dans les nombreux bars à tapas, et de visiter des lieux emblématiques comme la Cathédrale Santiago ou la Plaza Nueva, où un marché traditionnel se tient chaque dimanche. Ce quartier vibrant incarne parfaitement l’âme basque et le charme de Bilbao.
En outre, le Casco Viejo constitue une base idéale pour explorer à pied toute la ville, grâce à sa proximité avec des sites majeurs comme le Musée Guggenheim ou le pont Zubizuri. Pour un séjour à Bilbao alliant patrimoine, gastronomie et convivialité, la vieille ville est une étape incontournable.



La fontaine du chien
La Fontaine du Chien (Fuente del Perro) est un monument connu du vieux Bilbao. Érigée en 1800, elle est d’inspiration néoclassique, la fontaine s’orne d’éléments décoratifs rappelant l’Égypte ancienne (palmettes, arcade égyptisante). Le bassin, façonné à la manière d’un sarcophage paléochrétien, renforce son style classique et symboliques. Les têtes de lion furent longtemps prises pour des chiens, ce qui explique son nom populaire. Initialement utilisée comme abreuvoir pour les animaux du marché, elle continue à fournir de l’eau potable aux habitants et aux touristes.

La cathédrale Saint-Jacques de Bilbao
La cathédrale Saint-Jacques de Bilbao, construite entre le XIVᵉ et le XVe siècle, est l’église principale de la ville et fait partie du chemin de Compostelle. Son architecture mêle un style gothique (nef, cloître, crypte) et une façade néogothique ajoutée au XIXᵉ siècle. L’édifice abrite 26 autels, une rosace monumentale et un clocher élancé de 64 mètres.
Depuis 2015, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant qu’étape majeure pour les pèlerins. Selon une croyance locale, franchir la Puerta del Ángel (surnommée aussi la Porte des Pèlerins) pour entrer dans la cathédrale garantissait protection et force pour la suite du voyage jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Aujourd’hui encore, certains marcheurs perpétuent ce geste symbolique avant de reprendre leur chemin.

Place Neuve
Située au centre du Casco Viejo, la vieille ville de Bilbao, la Plaza Nueva (Place Neuve) est l’un des lieux les plus emblématiques de la capitale biscaïenne. Inaugurée en 1851, elle représente un symbole fort de la transformation urbaine de Bilbao. En effet, elle illustre le passage d’une ville médiévale à une cité moderne, ouverte et structurée.
Aujourd’hui encore, la Plaza Nueva séduit par son style néoclassique, immédiatement reconnaissable grâce à ses élégantes arcades en plein cintre et à la régularité parfaite de ses façades en pierre. Par ailleurs, la place possède une forme rectangulaire entourée de bâtiments à arcades comptant cafés, bars et boutiques locales.
De plus, l’un de ces bâtiments abrite Euskaltzaindia, l’Académie royale de la langue basque, soulignant la dimension culturelle du lieu.
Bien que chargée d’histoire, la Plaza Nueva reste un espace particulièrement animé. En effet, elle est l’un des points de rencontre favoris des habitants et des voyageurs. Sous ses arcades, les visiteurs peuvent déguster des pintxos, ces petits chefs-d’œuvre gastronomiques typiques du Pays basque. Chaque dimanche, la place se transforme en un marché de collectionneurs : livres anciens, pièces de monnaie, timbres et objets vintage font le bonheur des curieux.

Marché de la Ribera
On démarre la journée par une visite au Mercado de la Ribera. Où que je sois, j’adore aller me balader dans les marchés couverts. C’est là que bat le coeur d’une ville. D’autant que celui de Bilbao est le plus grand marché couvert d’Europe avec plus de 10 000 m². Le marché n’est pas seulement un marché mais un véritable lieu de vie et de partage. Plusieurs bars et restaurants à l’intérieur proposent des pintxos et des dégustations de spécialités locales. Vous y trouverez également une salle grande de cuisine équipée pour prendre des cours de cuisine. C’est un endroit très fréquenté aussi bien par les habitants que par les visiteurs.
Le marché, construit en 1929, dans un style Art déco, se situe en plein centre, au bord de la rivière Nervión, juste à côté de la vieille ville.Avant de sortir du marché, on en profite pour faire chercher des souvenirs à ramener 🤭 . Notre choix s’arrête sur du chorizo, du jambon Bellota et du fuet (sorte de long saucisson). On était contraint par la taille de la valise (voyager léger c’est voyager moins cher) sans quoi on aurait craqué pour une bonne huile d’olive, des fruits de mer frais, un jambon entier, du vin…On passe également par la partie food court pour terminer la séance de lèche-vitrine.


Musée Guggenheim
Le musée Guggenheim Bilbao a été conçu par l’architecte canado-américain Frank Gehry, il est un exemple emblématique d’architecture d’avant-garde et déconstructiviste :
- Formes organiques et fragmentées : le musée n’a pas de symétrie classique, mais une composition de volumes courbes et anguleux qui semblent en mouvement.
- Matériaux innovants : utilisation de 33 000 fines feuilles de titane, sélectionnées pour leur aspect changeant selon la lumière et les conditions climatiques. Elles sont associées à du verre et du calcaire, créant des jeux de lumière changeants et des contrastes de textures.
- Absence de hiérarchie : pas de façade principale imposante ; chaque côté du bâtiment offre une perspective unique.
- Technologie avancée : modélisation informatique (logiciel CATIA issu de l’aéronautique) pour réaliser des formes impossibles à concevoir avec des méthodes traditionnelles.
- Dimension sculpturale : plus qu’un simple musée, le bâtiment est lui-même une œuvre d’art monumentale, souvent qualifiée de “sculpture habitable”.



Inauguré le 18 octobre 1997 par le roi Juan Carlos I, le musée participe à la reconversion d’une ville industrielle en pleine crise vers une cité culturelle et touristique dynamique. L’impact économique — parfois désigné comme « l’effet Bilbao » — a permis de revitaliser toute la région basque, générant des retombées estimées à plusieurs centaines de millions d’euros. Je vous partage quelques oeuvres que vous retrouverez dans le musée.
1. La Matière du temps de Richard Serra : Un ensemble monumental de huit sculptures en acier tortillées, formant des ellipses massives qui invitent le visiteur à circuler à l’intérieur. L’installation propose une progression visuelle, du plus simple (ellipse double) vers des formes plus complexes : ellipses torsadées, spirales, tores et sphères.Le titre de l’œuvre joue sur deux sens du temps :
- Le temps chronologique : celui nécessaire pour parcourir l’installation.
- Le temps de l’expérience personnelle : fragments visuels et émotionnels mémorisés, recomposés durant la visite.


2. « Tulips” de Jeff : Fleurs géantes en acier inoxydable aux couleurs chatoyantes. Tulips fait partie de la série Celebration, entamée en 1994, où Koons transforme des objets de fête populaires – ballons, gâteaux, chapeaux de fête, œufs de Pâques—en sculptures monumentales métalliques. Cette série explore les symboles de l’enfance et des célébrations festives.

3. Salle des reflets infinis (Infinity Mirrored Room – A Wish for Human Happiness Calling from Beyond the Universe) de Yayoi Kusama. Cette œuvre immersive est composée de murs en miroir, d’un système d’éclairage LED, du métal et des panneaux en acrylique. Le tout crée un visuel infini. Oui, cette œuvre suscite de la joie car elle plonge immédiatement le visiteur en enfance avec ses couleurs et cette ambiance festive. On s’émerveille, on prend des photos, vidéos et selfies. On espère que le temps s’arrête pour profiter longtemps de cette bulle enchanteresse. On ressort de la « boîte » avec un grand sourire aux lèvres et les yeux qui pétillent. Cela vaut vraiment le coup de faire la queue pour découvrir cette œuvre. Un moment fort de notre séjour à Bilbao.

4. A l’extérieur du musée, l’œuvre « Maman » de la française Louise Bourgoin, attire le regard des promeneurs. La sculpture représente une énorme araignée avec ses longues pattes élancées, qui semble protéger un œuf au centre. Symbolise la maternité, la force et la fragilité : l’artiste a souvent décrit l’araignée comme une figure maternelle protectrice, inspirée de sa propre mère, qui était restauratrice de tapisseries. Maman est une icône de Bilbao, un symbole fort qui attire de nombreux visiteurs pour des photos et des installations artistiques temporaires autour de la sculpture.

Se promener le long du Nervion
Se balader le long de la rivière Nervión à Bilbao, c’est profiter d’une promenade qui allie à la fois nature, histoire et modernité. Le fleuve traverse la ville en offrant des paysages variés : des berges verdoyantes où il fait bon flâner, des ponts emblématiques comme le célèbre pont Zubizuri aux lignes futuristes, et des vues imprenables sur des bâtiments historiques et contemporains.
Le pont piétonnier Zubizuri qui signifie littéralement “pont blanc” en basque, en arche blanche avec un tablier en verre légèrement incliné, suspendu par des câbles blancs. La surface en verre permet de voir la rivière Nervión en dessous, ce qui offre une promenade spectaculaire mais glissante par temps de pluie.
Cette promenade est idéale pour découvrir la métamorphose urbaine de Bilbao, depuis ses anciens quartiers industriels jusqu’aux espaces modernes réaménagés, comme le quartier du musée Guggenheim. En chemin, vous croiserez des parcs, des œuvres d’art en plein air, des cafés avec terrasses au bord de l’eau, et pourrez ressentir l’ambiance chaleureuse et dynamique de la ville.
Que ce soit pour une balade matinale, une sortie en famille ou une pause détente après la visite des musées, longer la rivière Nervión reste une promenade à faire durant votre séjour à Bilbao.




Participer à un cours de cuisine pour apprendre à faire des pintxos
On a participé à un cours de cuine d’Escuela de Cocina & Catering Service Bilbao animé par le chef basque francophone Aingeru Etxebarria. C’est parti pour un cours de 2 heures pour faire 3 pintxos.
2 heures pour faire 3 pinxtos c’est beaucoup vous me direz mais on a pris notre temps. Le chef a pris le temps de discuter avec tous les participants. On a beaucoup rigolé, on a fait des photos. On a évalue les différents dressages et on déguste du vin basque. Il n’y a vraiment qu’en Espagne où on peut assister à un cours de cuisine un verre à la main. J’adore le concept du verre de vin qui s’auto régénère 😁.


Où bien manger durant votre séjour à Bilbao?
On est arrivé à Bilbao à l’heure du déjeuner avec ma nièce. Ni une ni deux, on s’est mis en quête d’un bar pour grignoter quelques pinxtos. Véritable symbole du pays basque espagnol, le pintxos est un incontournable si vous voulez manger local.
Le mot vient de pinchar = « piquer » en espagnol. À l’origine : une tranche de pain garnie (jambon, poisson, tortilla, fromage, légumes…) maintenue par un cure-dent (pintxo). Aujourd’hui, le concept a beaucoup évolué. Certains pintxos sont de véritables miniatures gastronomiques, parfois sans pain, chaud ou froid, très créatifs et dignes de la haute cuisine. Le pintxos se déguste debout au comptoir, dans l’ambiance conviviale des bars à pintxos. Il se déguste quelle que soit l’heure de la journée.
On commande souvent un ou deux pintxos accompagnés d’un verre puis on passe au bar suivant. D’ailleurs, les espagnols ne passent pas toute la soirée dans le même bar à pinxtos. Allez, je vous emmène pour une tournée des bars à tapas à travers la vieille ville.
| Avis | Prix | Allergènes |
| ❤️❤️❤️ | € | Gluten free – factose free |
A proximité de l’hôtel Mercure Bilbao et face au Jardin de Albia, le café Iruna est une institution bilbaïnaise. Avec son décor mudéjar raffiné composé d’azulejos ou faïence, il a été classé «Monumento Singular » en 1980, soulignant une valeur patrimoniale exceptionnelle.
On se laisse tenter de pinxtos au jambon Bellota, croquette au fromage et d’un mélange de jambon ibérique et mayonnaise, le tout accompagné de tinto de verano (vin rouge d’été). Le Tinto de verano, vin rouge allongé de soda citronné, est originaire d’Andalousie dans les années 1920. Il est de devenu rapidement la boisson estivale par excellence.




🤔 Mais alors qu’elle est la différence avec la sangria?
Le tinto de verano est plus simple et léger, rapide à préparer, moins alcoolisé. La sangria est plus festive car il est composé de vin, de fruits frais et de liqueur. La sangria est préparée à l’avance.Les espagnols boivent plutôt du tinto de verano au quotidien, et réservent la sangria surtout aux grandes occasions ou… aux touristes 😉.


On repart à la quête d’un autre bar à Pinxtos, cette fois du côté de la vieille ville. On est en fin novembre et le soleil n’est pas de la partie et on se faufile à travers les gouttes.
| Avis | Prix | Allergènes |
| ❤️❤️🩶 | € | Gluten free – Lactose free |
Deuxième arrêt, cette fois on pose votre parapluie sur la terrasse abritée du café Bar Bilbao (l’ancien nom est toujours sur la devanture) pour une nouvelle sélection de pinxtos : tortillas (grosse omelette avec des oignons et pommes de terre, oeuf de caille foie gras poêlée et compotée de poivrons et enfin, jambon Bellota tomates et champignons.
Le bar est plein de charme avec son décor traditionnel : carreaux de céramique typiques. L’ambiance est décontractée, fréquentée avec des locaux.

| Avis | Prix | Allergènes | Menu |
| ❤️❤️❤️ | €€ | Gluten free – Lactose free | Lien |
On fait littéralement 5 pas et on craque pour le restaurant Victor Montes. Là on comprend qu’on a changé de catégorie de bar à pinxtos. On se laisse tenter par un macaron au foie gras, du calamar frit et une croquette aux gambas. C’est très bon et on se laisse tenter par une seconde tournée. On déguste accoudé au bar comme le ferait un espagnol 😎.
🤔 Pourquoi les espagnols préfèrent rester debout au bar plutôt que d’aller s’assoir en salle?
Lorsque l’on voyage en Espagne, une scène surprend souvent les visiteurs : les bars sont pleins à l’intérieur, mais la majorité des clients restent debout au comptoir plutôt que de s’installer en salle. Cette habitude peut sembler étrange pour un étranger, pourtant elle est profondément ancrée dans la culture espagnole. En réalité, plusieurs raisons historiques, sociales et pratiques expliquent cette préférence, et elles révèlent beaucoup sur l’art de vivre à l’espagnole.
Tout d’abord, il faut comprendre que le bar en Espagne est avant tout un lieu de rencontre sociale. Contrairement à d’autres pays où l’on s’assoit pour manger tranquillement, les Espagnols aiment discuter, se déplacer et interagir librement. Ainsi, rester au comptoir permet de parler facilement avec d’autres clients et de profiter d’une ambiance vivante et chaleureuse. C’est un espace dynamique où les conversations s’entremêlent et où l’on partage spontanément un moment convivial. Par ailleurs, rester au bar est souvent plus rapide et économique. Le service y est plus fluide, on consomme de petites quantités et, dans certains établissements, les prix sont légèrement plus bas qu’en salle. Il devient donc plus facile de prendre juste un verre ou un snack sans s’engager dans un long repas.
Ensuite, la tradition des tapas et des pintxos joue un rôle essentiel. Ces petites portions sont conçues pour être consommées rapidement et souvent debout, ce qui facilite le fameux tapeo ou poteo, c’est-à-dire le fait de passer de bar en bar en goûtant un verre et une bouchée à chaque arrêt. Par conséquent, rester debout rend le mouvement plus naturel et évite l’installation longue qui casserait le rythme.
De plus, l’ambiance est un élément déterminant. Le comptoir est généralement l’endroit le plus vivant d’un bar : on y observe la préparation des tapas, on entend le bruit des verres, et l’énergie est communicative. À l’inverse, s’asseoir en salle crée une atmosphère plus calme et parfois plus formelle, ce que beaucoup d’Espagnols souhaitent éviter lorsqu’ils sortent entre amis ou en famille.
Enfin, cette pratique est avant tout une tradition culturelle transmise de génération en génération. Les enfants y grandissent, les voisins s’y retrouvent et les quartiers y vivent leur sociabilité quotidienne. Pour de nombreux Espagnols, le comptoir est plus qu’un espace physique : c’est le cœur battant de la vie sociale.
En conclusion, si les Espagnols préfèrent rester au bar plutôt que de s’asseoir en salle, c’est parce que ce choix reflète un mode de vie basé sur la convivialité, le partage, la spontanéité et la tradition. Ainsi, pour comprendre pleinement l’esprit espagnol, il faut accepter de se mêler à cette culture debout, un verre à la main et le sourire aux lèvres. Finalement, c’est au comptoir que se découvre le véritable goût de l’Espagne.
| Avis | Prix | Allergènes | Menu |
| ❤️❤️❤️ | €€€ | Gluten free – Lactose free | Lien |
Situé le long de la Ría, face au Mercado de la Ribera, le restaurant Mina (1 étoile) occupe un bâtiment dont le nom évoque l’ancien accès minier souterrain. Le chef Álvaro Garrido propose une cuisine créative avec des produits locaux et de saison.
On s’installe à la meilleure table du restaurant, en face des cuisines. Et c’est parti pour un menu accord vins de 10 plats accompagnés de mise en bouche et mignardises. On sent dans son menu des influences asiatiques que cela soit en terme gustatif (utilisation de gingembre, tamarin ou encore citronnelle) ou en terme de texture (sa royale d’oignons caviar avait une texture de flan de tofu ou son txangurro jaune d’oeuf saumuré m’a rappelé la soupe de crabe et asperges de ma mère).
Avis : C’est très bon. Avec ma nièce, on s’est régalé et on a également adoré le show culinaire qu’on avait devant les yeux.



Que faire autour de Bilbao?
Visiter la Bodega Berroja
La région de Bilbao n’est pas connue comme une grande région viticole, mais elle se trouve au cœur d’un territoire qui produit du Txakoli de Biscaye. Il s’agit d’un vin frais et acidulé qui se marie bien avec les pintxos, les fruits de mer ou le poisson. Il accompagnera parfaitement vos dégustations de pintxos durant votre séjour à Bilbao.
Il existe 3 variétés :
- Txakoli blanc : le plus répandu, frais et minéral.
- Txakoli rosé : très aromatique, vif, avec une belle expression fruitée.
- Txakoli rouge : beaucoup plus rare, issu surtout du Hondarrabi Beltza, avec des notes de fruits rouges et une structure légère.
Curieuses d’en apprendre plus, on va à la bodega Berroja pour une visite de cave. La bodega se situe à 250 m d’altitude, au coeur d’un environnement protégé et exceptionnel, celui de la Réserve de la Biosphère d’Urdaibai (inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO). Le domaine de 24 hectares de vigne s’étendent sur des pentes aux sols composés de marges calcaires et sableuses, favorisant un bon drainage malgré le climat atlantique humide. Le domaine privilégie une viticulture respectueuse de l’environnement : pas de pesticides, utilisation de couverts végétaux, et intégration de la faune et flore locales dans les parcelles.




La visite des caves se termine par une dégustation de vins du domaine accompagnée de Gildas.
La gilda est l’une des pintxos les plus populaires du Pays basque, surtout à Saint-Sébastien et Bilbao. Elle est composée de 3 trois ingrédients piqués sur un cure-dent :
- Olive verte,
- Guindilla (petit piment vert basque, marinés dans le vinaigre, doux ou légèrement piquant),
- Filet d’anchois en saumure ou à l’huile.
Le nom « gilda » vient du film Gilda (1946) avec Rita Hayworth car le pintxo est « vert, salé et un peu piquant », tout comme le personnage du film.

Manger dans une ferme basque traditionnelle : Restaurant Aspaldiko Jatetxea
Le restaurant Aspaldiko se trouve dans un Caserío (ferme basque traditionnelle) datant du XVIIe siècle. La structure en bois massif et murs en pierre sont typiques de l’architecture basque rurale. La toiture à forte pente et la charpente apparente ont été conçues pour résister au climat atlantique.
Ces grandes maisons rurales servaient à la fois d’habitation et d’exploitation agricole (élevage, stockage, production viticole et cidricole). Le bâtiment est classé comme « Bien culturel » par le Gouvernement basque.

Au menu pour le dîner, du crabe, de la morue pil pil, de la sole grillé au barbecue et de l’agneau.En venant à Bilbao, verrez très souvent au menu « Bacalao Pil Pil ».
🤔Qu’est-ce que le « Pil-pil »?
Il s’agit de morue (dessalée au préalable) cuisinée dans une émulsion d’huile d’olive, d’ail et parfois de piment. Le nom « pil-pil » vient de l’onomatopée du bruit produit par l’émulsion qui se forme quand on remue la casserole doucement. Résultat, vous obtenez une sauce veloutée, émulsionnée, jaune pâle et bien nappante et un poisson tendre et savourex. Vous trouverez ce plat partout en ville. Ne passez pas à côté durant votre séjour à Bilbao!

💡 Si vous comptez aller à ce restaurant, ne faites pas comme moi. Allez y en journée pour profiter du paysage aux alentours.
On assiste à un spectacle de danses traditionnelles basques dans les jardins du restaurant.

Où dormir durant votre séjour à Bilbao?
Le Mercure Bilbao Jardines de Albia est un excellent choix pour séjourner à Bilbao, en particulier si vous souhaitez explorer la ville à pied. il se trouve à seulement quelques minutes du centre historique. En effet, l’hôtel est idéalement situé à proximité des principaux centres d’intérêt tels que le Musée Guggenheim Bilbao ou le quartier historique Casco Viejo (vieille ville), ce qui en fait un point de départ parfait pour votre séjour à Bilbao. Vous serez à proximité de tout pour découvrir les ruelles, les bars à pintxos et les monuments emblématiques de la ville.
En plus de son emplacement central, l’hôtel offre un confort appréciable : chambres modernes, spa, Wi-Fi gratuit, parking, et un cadre élégant pour se détendre après une journée de visite — un bon compromis entre confort contemporain et immersion dans l’atmosphère authentique de Bilbao.

Conclusion d’un séjour à Bilbao
Bilbao marque les esprits par son équilibre parfait entre héritage basque et modernité assumée. Des ruelles animées du Casco Viejo aux lignes audacieuses du musée Guggenheim, en passant par les promenades paisibles le long de la rivière Nervión, la ville dévoile une identité forte et sincère. À cela s’ajoute une gastronomie généreuse, où les pintxos, les marchés et les tables locales deviennent de véritables expériences de partage. Plus qu’un simple séjour, Bilbao offre une immersion dans un art de vivre chaleureux, authentique et profondément humain, donnant envie d’y revenir, encore et encore.
